CELEBRITES DE CAMON

 

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            Cliquer sur le nom :

 

Brigitte LEFEUVRE,

veuve CATELAIN, doyenne des Hortillons.

Auguste PONTHIEU

Lucien JOVELIN

Emile BAHEU

Raymond SACHY

Jean PERIMONY

Jean NOISELIET

Jean BRETAULT

René VITRANT

Michel FRION

Jean BOURGOIS

Liliane LAGNY

Jean PINCHINAT

Michel REMOND

Robert BRIAUX

Jean LEGUILLE

René HOUDANT

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Brigitte LEFEUVRE doyenne des Hortillons.

 

           

Brigitte LEFEUVRE veuve CATELAIN, née le 14 germinal de l'an III ( 3 avril 1795)

       décédée le 28 avril 1999 âgée de 104 ans et 14 jours.

    Le 3 avril 1895, Damenez Charpentier, maire, Camon fêtait dignement la centenaire. 

 

       Il est inscrit sur sa stèle dans le cimetière de Camon :

              "Sa longue existence, toute d'honneur et de travail, lui a valu l'estime et la vénération de tous. "

 

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Auguste PONTHIEU

son ELOGE FUNEBRE par Emile DEBRIE.

Auguste PONTHIEU, (grand-père de Michel Ponthieu) né le 26 décembre 1850, décéde le 31 octobre 1910.

Discours M. le Docteur Emile DEBRIE, maire de Camon et ami personnel de Auguste PONTHIEU.

 

Au nom du Conseil Municipal, en mon nom personnel, je viens adresser un dernier adieu au collègue dévoué, à l'ami sûr que fut Auguste PONTHIEU.

Originaire de CAMON, l'aîné d'une honorable famille d'hortillons, il avait 19 ans lorsque éclata la guerre franco-allemande. (guerre 1870)

Au spectacle de la Patrie envahie, fier d'être en âge de porter les armes, il n'hésita pas devant le devoir qui s'imposait, prêt à tous les sacrifices pour la défense du sol natal et des libertés françaises.

Incorporé dans l'armée du Nord, il prit part à tous les combats : Dury, Pont Noyelles, Bapaume, Saint Quentin, où l'énergie indomptable de Faidherbe faisait surgir les héros devant les hordes prussiennes et ramenait lueur d'espoir au front de notre France meurtrie.

Puis ce fut le siège de Paris et des heures douloureuses où sous le regard de l'ennemi, la Patrie semblait divisée contre elle-même.

PONTHIEU se souvint toujours qu'il avait été soldat, qu'il avait eu l'honneur de verser son sang pour la France et c'est avec un légitime orgueil que le devoir accompli il rentrait au bercail.

C'est alors qu'il voulut à son tour fonder un foyer et il prit pour épouse celle qu'il aimait de toute son âme et qui le pleure aujourd'hui.

Admis au Chemin de Fer du Nord, pendant treize ans, il occupe l'emploi modeste et difficile d'aiguilleur où il acquit l'estime de ses camarades et la confiance de ses chefs.

Mais la terre dont les siens avaient toujours vécu l'attirait : il y revint avec joie et il reprit son rang parmi nos courageux hortillons.

La terre ne lui fut pas ingrate. Comme il l'aimait, elle lui donna ce bonheur intime, profond qu'elle réserve à tous ceux qui savent se donner à elle et qu'enviait un illustre poète.

Il savait apprécier les loisirs. Il goûtait la musique et fut l'un des premiers fondateurs de votre fanfare. Il s'y consacra avec tant d'ardeur qu'il en fut il y a quelques années nommé Président : une voix plus autorisée que la mienne vous dira sans doute son long dévouement et les services qu'il y rendit.

Aussi Auguste PONTHIEU tenait sa place parmi nous : On savait  qu'on pouvait compter sur lui, qu'il était toujours prêt à travailler aux intérêts communs.

Aussi en 1900, les électeurs de CAMON l'envoyèrent-ils à une grosse majorité siéger à l'Hôtel de Ville, son mandat lui fut en 1904 et 1908 renouvelé dans les mêmes conditions.

Assidu aux séances il tint à se cantonner dans un rôle purement administratif : membre du bureau de Bienfaisance, de la commission scolaire, répartiteur des impôts, membre de la Commission des Plantations communales, il se dépense sans compter dans toutes les fonctions dont il avait la charge.

PONTHIEU, fait rare à notre époque, n'avait point d'ennemis. La loyauté de son caractère, la sûreté de ses relations lui avaient valu la sympathie générale : c'est un honnête homme qui disparaît et cette assistance recueillie, nombreuse qui l'accompagne à sa dernière demeure lui en rend bien témoignage.

Il est enlevé à 60 ans, à l'heure où il pensait jouir d'un repas bien  gagné.

Il avait le droit de caresser ce rêve de vivre une vieillesse heureuse et respectée, d'achever dans le calme des souvenirs une vie qui fut celle d'un sage  mais ainsi vont nos espoirs et nos illusions.

Quand les cheveux ont blanchi, que les épaules ont commencé de se courber sous le poids des lourds travaux ininterrompus, l'homme espère encore, il croit goûter bientôt le repos et la fraîcheur du soir et… la mort le balaie comme une feuille au vent d'automne.

PONTHIEU avait vu la mort de près sur les champs de bataille, il la voit venir sans défaillance.

Atteint d'une maladie jugée très grave dès le début, tous les efforts de la science et le concours de professeurs distingués ne peuvent le remettre sur pied.

Au bord de sa tombe, j'ai voulu en votre nom lui rendre un témoignage digne de lui, et je veux encore malgré l'émotion qui m'étreint, ajouter un mot.

Il y aura bientôt vingt ans, mes études à l'école de médecine terminées, mon diplôme en main, j'étais en quête d'un poste.

PONTHIEU à qui une vieille amitié m'unissait déjà,  m'écrivit : "'mon cher ami, une place de médecin est vacante à CAMON, viens t'y installer, je t'y aiderai".

PONTHIEU ne manqua jamais à  la parole donnée : sur ses conseils, je viens m'installer parmi vous.

Il fit ce qu'il m'avait promis. Il me recommanda à ses amis. Il m'accompagna chez eux et c'est ainsi que depuis 1891, j'ai partagé votre existence,  que j'ai été le confident de vos souffrances et que je me suis appliqué à les soulager de mon mieux.

Aussi mon cher PONTHIEU,  c'est avec un sentiment de profonde reconnaissance que, le cœur brisé, je viens m'incliner devant votre dépouille mortelle.

Nous conserverons de vous, de votre loyauté,  de votre bonté, de votre dévouement aux intérêts de tous, un souvenir qui ne périra qu'avec nous : votre nom peut être porté par votre fils avec fierté et je souhaite que l'expression de notre douleur soit un adoucissement au chagrin de votre épouse et de votre famille.

ADIEU Auguste !

 

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LUCIEN JOVELIN MAIRE 1960 - 1971

     Bulletin municipal Juillet 78. Article de Emile BAHEU.
 

"C'est le 18 avril dernier que Lucien JOVELIN,  ancien déporté et maire honoraire de Camon est décédé.

Qualités humaines, sens du devoir, droiture envers ses semblables...

Il est à l'origine des constructions de groupes de logement H.L.M.,  de lotissements comprenant quelque 500 logements individuels, de groupes scolaires, de l'ouverture d'un Centre Aéré.

A peine élu,  il faisait connaissance avec la pénurie de classes dont souffrait la Commune : Il  n'y avait pas de maternelles, les classes étaient surchargées : 70 écoliers étaient entassés dans une classe coupée en deux. !

 

Petite commune de 1730 habitants en 1959, Camon va se développer rapidement sous l'impulsion de Lucien Jovelin  et devenir en quelques années une cité de plus de 4000 habitants.

Servir, toujours servir était sa devise ."

 

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Emile BAHEU

 

 

Emile BAHEU, devant Guy JOLY

Il décède le 2 décembre 1982 après avoir exercé 12 années la fonction de maire de la Commune.

Avant propos :

Emile BAHEU dans la Résistance :

L' histoire est racontée par André LALOU. Elle est relatée dans le Courrier Picard du 26 octobre 2002.

    Le 26 octobre 1942, 21 heures,

Jules Bridoux, dit "Michel" et Emile Baheu, tous deux membres des FTP, (Francs Tireurs et Partisans), aidés par un employé municipal d'Amiens, se cachent, la nuit tombée, dans un placard de la Mairie d'Amiens.

Leur objectif : faire main basse sur les tickets de rationnement nécessaires aux clandestins.

Le coup est téméraire : la police de Vichy est logée sur l'autre aile du bâtiment de la Mairie, côté  rue Albert Dauphin.

"Nous étions dans la rue et nous attendions en faisant le guet, se souvient" André Lalou,

 Puis nous avons vu la fenêtre s'ouvrir , Jules et Emile Baheu lançaient les sacs"

L'un de ces sacs, mal fermé, laisse échapper sa précieuse cargaison.

"Nous chargeons les sacs sur les vélos, tandis que Jules, et Emile nous rejoignent. Ils se laissent glisser le long d'une corde attachée à un radiateur".

30 000 tickets de rationnement : viande, pain, sucre, chaussures, vêtements...

Un ticket de rationnement.

Puis la fuite en vélo.

Branle-bas de combat de la police de Vichy. Elle, comme la Gestapo, n'ont jamais  fait le lien entre cette action et la Résistance.

André Lalou et Emile Baheu seront déportés par la suite, mais pour d'autres actions.

 

le 24 décembre 1942 : avec huit membres du commando FTP l'attentat contre le ROYAL, restaurant huppé de la rue Ernest Cauvin, transformé en foyer du soldat allemand.

Emile a pour mission de poser les bombes avec  son ami "Michel" alias Jules Bridoux.

Un spectacle de désolation dans la salle du Royal : 33 soldats allemands tués.

 

N.B. Le père d'Emile prénommé Paul, né en 1899 à Beaurainville dans le Pas de Calais, fut aussi déporté à Auschwitz le 6 juillet 1942. Il était accusé du sabotage du dépôt de chemin de fer d'Amiens perpétré le 1er juillet 1942.  (extrait du livre "les martyrs de la résistance dans l'Amiénois" de Jacques Lejosne.

 

 

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        Raymond SACHY

        Raymond SACHY.

 

Petite histoire du parcours étonnant d'un "CAMONIER", appellation qu'il chérissait particulièrement.
 

Né à Camon le 22 septembre 1929, Raymond sort en 1949 major de sa promotion à l'Ecole Normale des Instituteurs.

Il exerce 5 années à l'école Châteaudun d'Amiens, s'occupe du patronage de l'Ecole d'Application

Novembre 1954, Raymond détaché de l'Educ.Nat, est nommé Délégué régional des

« Francs et Franches Camarades » de Picardie.

"Les Francas" ! C'était au départ un mouvement laïque destiné à encadrer les enfants le mercredi et pendant les petites et grandes vacances, en quelque sorte l'ancêtre des C.L.S.H. d'aujourd'hui.

 

UN ENFANT N'EST PAS UN HOMME EN REDUCTION, C'EST "UN ENFANT" disait-il.

 

Il a longtemps joué dans la troupe des Anciens Elèves de CAMON que dirigeaient Edmond MARQUIS et André VANTHIER, directeurs d'Ecole. cf THEATRE.

 

 

Raymond est l'un des fondateurs de la troupe "le Carquois"

La troupe de Camon a bénéficié du concours de metteurs en scène prestigieux tels que J. DEBARY ou H. KRUKZINSKI.

Avec son fameux accent picard, Raymond reste l'inoubliable « Lafleur » de la pièce de J. LABARRIERE   "Citoyen Lafleur" , pièce qui s'est joué dans toute la Picardie et en particulier à CAMON.

 

Président de l'U.S.CAMON FOOTBALL.

MUSICIEN,

A la Fanfare de Camon, il jouait du cor. Il profitait de son expérience pédagogique pour enseigner la musique, initier les jeunes et les moins jeunes au solfège.

CONCLUSION :

        Tout n'a pas été dit :

        A titre d’exemples,  n’ont pas été évoqués

ses talents de marionnettiste,

son rôle de "Tchot Blaise",

son militantisme associatif,

 

Raymond nous a quittés le 22 mai 1998.

Le Conseil Municipal du lundi 13 novembre 2000 a décidé de perpétuer le nom de cet authentique "CAMONIER" : Il donne son nom à une nouvelle rue de la Commune à proximité du stade.

 

L'orgueil bien compris est une qualité disait-il

J'ai horreur de la fausse modestie, j'aime ceux qui foncent, et qui en ont les moyens."

                                   

                                    Raymond décède le 22 mai 1998 à Corbie.

 

*

 

Jean PERIMONY

 

Elu membre du Conseil Municipal le 13 mars 1977 sous le mandat de Emile BAHEU (1971—1983)

 

Jean Périmony, le 3ème en partant de la droite.

Il participe avec Georges TERLON aux travaux de la commission scolaire, avec Léone GROSLEZIAT,

 

             Au cours du mandat d'Emile Baheu, le 15 mai 1979, compte rendu du Conseil municipal :

       "Monsieur Périmony  rappelle une nouvelle fois son idée de police municipale."

 

à la commission culturelle, avec Jacques FOURNIER, à la commission Marais et cimetière.

Chargé des relations entre le Conseil Municipal et le Conseil d’Administration du Comité des Fêtes, il restera conseiller municipal jusqu’aux élections de mars 1983.

A Madame, à toute la famille, « CAMON PASSIONNEMENT» exprime ses condoléances.

 

 

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 Jean NOISELIET

ancien maire-adjoint.

 

Jean NOISELIET, et Pierre SERIN.

le 7 juillet 1998, Michel Ponthieu en qualité de Maire et de Président des Anciens Combattants,

 s'adresse à la famille du Défunt. Extrait.

"Jean se méfiait des paroles, il préférait l'action

Il aimait se pencher sur les durs moments que la vie fait subir aux plus déshérités et aux malchanceux.

Il aimait la vie publique et il l'a confirmé par son mandat d'élu  de 1977 à 1983 et celui de maire-adjoint de 1983 à 1989.

Il participa activement à la relance de la section locale des Anciens Combattants de Camon.

 Travailleur de l'ombre, il aimait profondément Camon.

Les querelles d'idées ne l'intéressaient pas...

 

*

 

Jean BRETAULT.

 

           

maire-adjoint à la voirie et à l'assainissement décédait le 2 octobre 2000.

Extrait de l'allocution de Michel PONTHIEU, maire de CAMON, en l'église de Camon,

le vendredi 6 octobre 2000.

 Au nom du Conseil Municipal, en mon nom personnel, nous adressons un dernier adieu au collègue dévoué, à l'ami sûr que fut Jean, Jean  BRETAULT.

 Jean est né à CAMON le 7 juillet 1932. Il avait 68 ans.

Fils unique,  il se complaisait à répéter : "je ne suis que le fils d'une honorable famille d'ouvriers" lui qui avait réussi une belle carrière de cadre technique à la Ruche Picarde.

Tout d'abord,  je présente mes plus sincères condoléances, celles de tout le  Conseil Municipal  de CAMON, à  MARIE-PAULE, à PHILIPPE son fils,   à son épouse, à ses petits enfants NICOLAS et CHRISTOPHE  qu'il aimait tant.

Votre père et grand père me parlait si souvent de vous que j'ai l'impression que vous m'êtes très proches.

Aujourd'hui, CAMON est silencieux.

 Jusqu'aux derniers instants de sa vie, il s'est acquitté de ses obligations familiales, de ses obligations municipales, toujours  avec le même dévouement, la même efficacité.

Beaucoup ici ont connu l'homme public. Ils se  souviennent  de sa courtoisie, de sa discrétion et de la gentillesse avec laquelle il répondait à toutes les sollicitations.

En juin 1995, élu au poste de maire-adjoint,  il a su donner une nouvel élan à la Commune. Il a apporté ses idées, ses compétences, son savoir faire dans la rénovation de la Mairie, la rénovation de la voirie, des trottoirs, le réaménagement paysager de la zone d'activités, la construction des nouveaux équipements….

 Avec un courage extraordinaire, le 24 septembre dernier, il y a peine dix jours, rongé par le mal qui devait t'emporter, tu assurais encore la présidence du bureau de vote N°2  de ton quartier, rue Paul Langevin.  

Mon cher Jean, c'est avec un sentiment de profonde reconnaissance que,  le cœur brisé, Je m'incline devant ta dépouille mortelle. Le souvenir de ta loyauté, de ton courage, de ton dévouement aux intérêts de tous, restera longtemps gravé dans nos mémoires.  Adieu Jean.

 

N.B. Au conseil municipal, Michèle PINCHINAT prit la place que Jean laissa vacante.

 

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René VITRANT

 

vaincu par la maladie,  décédait le 18 avril 2001.                    René VITRANT

"Faire de la politique, c'est certainement bien, dire la vérité c'est mieux" écrivait-il le 8 mai 1994.

Cette phrase résume bien l'homme.

 

Trente d'années d'expérience sur la gestion de la commune de Camon , une énorme quantité de documentation amassée, sa clairvoyance, son intégrité, son indépendance d'esprit vis à vis de quiconque, de fait il ne craignait personne, nous permettent de dire que la Commune vient de perdre en sa personne un grand Monsieur.

 

*

 

 

Michel FRION, en octobre 2000.

 

Robuste comme peuvent l’être les travailleurs du bâtiment,

Ancien membre actif de l’U.S. CAMON football, ancien arbitre,

Ancien président, après M. Gilbert CAPRON,

de l’association « les Amis des Vieux »

Ancien conseiller municipal de 1989 à 1995 oeuvrant au sein des commissions « urbanisme » et « fêtes et cérémonies »,

Vice-Président de l’association des Anciens Combattants,

Administrateur du C.C.A.S...

Il est parti dans la plus grande discrétion.

Laissant derrière lui, entre autres souvenirs, l’image d’un homme discret, aimable et serviable.

 

*

 

 

Jean BOURGOIS.

       Elu conseiller municipal en mars 2001,

Il contribue à la mise en place de la Maison pour Tous,  à l'animation des fêtes des Hortillons..., Il s'engage dans les actions en faveur des pays du Tiers Monde...

En juin dernier 2002,  une maladie terrible et intraitable finit par avoir raison de lui. Il laisse derrière lui son épouse et deux enfants.

Comme le précise l'auteur de l'article paru dans VIVRE CAMON N° 11, Jean était un homme de principes. Il ne pouvait supporter la misère et l'injustice et surtout

Il conformait ses actes à ses convictions.

 

*

 

Fin juillet 2003, décédait

 Liliane LAGNY, née FLEURET

 

 

La  femme de Claude,

lui-même décédé en septembre 2004

était une personnalité connue du tout Camon :

 tout le monde connaissait "Lili" qui 26 ans durant, de 1955 à 1981,

 exerça les fonctions de factrice de la Commune.

 

*

 

    25 mai 2003

Jean PINCHINAT

de l'U.S. CAMON FOOTBALL

nous quitte.

 

 

Jean et quelques amis du football.

 

*

 Football :

Michel REMOND

à 64 ans, le 25 juillet 2003,  rejoint dans la tombe

Jean PINCHINAT, son ami.

 

 

 

 Dominique LAURENT,  président de l'U.S. CAMON,  le jour des obsèques, laisse parler son coeur

 

                    Michel,

Il y a deux mois, j’étais ici à la même place, dans cette église,  pour rendre un dernier hommage à ton copain Jean Pinchinat.  Aujourd’hui, je m’adresse à toi pour retracer tes années passées à l’US CAMON FOOTBALL.

Gamin déjà, tu aimais taper dans un ballon et chaque midi, après le déjeuner, tu te retrouvais avec tes copains de la rue du plan pour disputer de petits matches.

Tu as signé ta 1ère licence à l’âge de 16 ans et tu jouas rapidement avec l’équipe senior.

En 1959, comme beaucoup de tes camarades, tu es parti en Algérie pour effectuer ton service militaire. Tu fus muté dans une unité opérationnelle. Tu as été décoré de la médaille militaire pour fait d’armes exceptionnel.

Au retour de l’armée, après quelques mois de réadaptation à la vie civile, tu as repris le chemin du stade et tu jouas régulièrement avec l’équipe fanion sous la houlette des entraîneurs de l’époque : Belkessa et Minot.

Ailier droit et très bon technicien, tu étais élégant sur un terrain. Tu étais également un buteur. En 1966, tu faisais parti de l’équipe championne de 3ème Division.

Tes coups de gueule envers un partenaire trop personnel à ton goût ne duraient jamais longtemps. Ton esprit de camaraderie refaisait vite surface.

Tu as joué jusqu’à l’âge de 32 ans et tu fis ta dernière saison avec l’équipe des vétérans.

Passionné par le foot et très attaché à l’US CAMON, lorsque tu as raccroché tes crampons, tu es devenu un fidèle supporter des jaunes et noirs. Tu aimais te retrouver avec tes amis, à la fin des rencontres pour refaire le match ou vous rappeler des souvenirs de votre époque de joueurs. Mais tes commentaires n’étaient jamais excessifs.

Lorsque nous avions besoin de tes services pour des manifestations organisées par le club, tu répondais toujours présent.

Camon et son club de foot, tu les aimais. Tu étais un vrai Camonier.

Malheureusement, la maladie ne t’a pas épargné. Elle t’a éloigné des terrains. Mais, dès quelle te laissait un peu de répit et que le temps était clément, tu venais encourager notre équipe fanion.

Moi, je ne t’ai connu que "supporter du club", mais j’appréciais ton calme, ta gentillesse et ton sourire omniprésent malgré tes souffrances. Un homme chaleureux,  voilà l’image que je garderais de toi.

Aujourd’hui, tu nous quittes. Tu vas retrouver notre ami Jeannot. Donne lui le bonjour de notre part.

Merci Michel pour tout, aujourd’hui, l’US CAMON perd encore un supporter, mais elle perd aussi un ami.

Au revoir Michel.

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ROBERT BRIAUX

 

Robert né le 27 décembre 1902 nous a quittés le 5 mars 2002 à 99 ans.

 

        Il emporte dans la tombe cent ans de l'histoire de Camon.

 

Après avoir été initiateur dès 1919 de nombreux clubs sportifs : boxe, tennis de table, basket, javelot..c'est en 1936, que Robert, avec René DOURLENS et Jacques WEINACHTER, crée 

l'U.S. CAMON FOOTBALL !

 

Le 27 décembre  2000 :

50 Camoniers entourent Robert Briaux pour le féliciter : il entrait dans sa 99 ème année.

 

2002 : Son nom vient d'être donné à la nouvelle rue qui,  du chevalier de La Barre, mène directement au stade.

 

2001 juin, les personnalités saluent Robert

le 31 août 2001, lors de l'Inauguration du Centre Bourg, 

Patrice Fontaine, premier vice-président de la Région, Daniel Cadoux Préfet de la Somme, Gilles de Robien, président de Amiens-Métropole,  Michel Ponthieu maire de la Commune rendent visite à Robert.

 

*

 

Jean LEGUILLE

décédé en juin 2004

Membre actif du Mouvement Croix Rouge, du Secours Catholique, des Emmaüs...

Jean avec son épouse Jeanne.

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René HOUDANT

 

 par Michel PONTHIEU,

le 19 mars 2007,

ELOGE  FUNEBRE    de    M. René HOUDANT   

"C’est en ma qualité de Président de la section locale des Anciens Combattants de Camon et au nom de l’ensemble de l’Association, que je viens adresser un dernier adieu à notre camarade et ami que fut René HOUDANT.

René HOUDANT  est né le  20 Avril 1914  à Brie sur Forge près de Rambouillet, village où avaient évacué ses parents avant l’arrivée des Allemands sur le front de la Somme.

Originaire de Camon, il était le troisième enfant d’une honorable famille avec son frère Paul et sa sœur Suzanne.

 Après son service militaire en 1934,  il intègre la S.N.C.F. Il épouse Denise-Marguerite  Baudry, camonoise. De leur union naîtront deux enfants Yves et Jacky.

 La deuxième Grande  Guerre éclate et comme tous les jeunes Français de son âge, dès 1939,  il est mobilisé et part au front pour défendre la Patrie.

Comme la majorité de l’armée française, il est fait prisonnier. Puis, comme tout homme épris de liberté et de courage, il s’évade avec son cousin Fernand HOUDANT en compagnie du Sous-Lieutenant  Catonnet , originaire de Montdidier.

Après quelques jours de cavale, ils sont tous trois repris dans les Vosges, affectés au Stalag 3, puis dirigés vers un camp de prisonniers en Allemagne.

Chez l’ennemi, il travaille dans une ferme pour être finalement libéré,  puis  rapatrié vers la France  le 28 Mai 1945,  après plus de cinq années de camp.

De retour à Camon, il réintègre de suite son poste à la SNCF, épouse en deuxième noce,  Mlle Jeannine Feuilloy le 16 Juillet 1947.

De leur union naîtront huit enfants, trois filles Brigitte, Béatrice et Bénédicte et cinq garçons Bruno, Bertrand, Benoist, Bernard et Franck.

Au total, René a eu dix enfants, neuf sont encore en vie ( Béatrice décéda à l’âge de deux ans), vingt petits-enfants et douze arrière petits-enfants. Une bien belle  famille.

René aimait le monde associatif avec son père Fernand Président de la Fanfare de Camon. C'était un excellent musicien Alto,  son père jouait du  au piston, son frère Paul du trombone baryton.

René était aussi un excellent joueur de ballon au poing, Il était pour l’adversaire un redoutable milieu de corde. Je l’ai vu aussi jouer basse-volée avec ses bons vieux copains qu’étaient Robert Briaux, René Dourlens, Jacques Weinachter, René Carel, Roger Acloque et bien d’autres, tous aujourd’hui disparus.

René était aussi un supporter bienveillant et régulier de l’U.S.Camon football.

Membre de la Société de chasse de Camon, c’était là aussi un remarquable chasseur et un excellent tireur.

En 1969, René prend sa retraite de la S.N.C.F. après une brillante carrière puisqu’il termine comme sous-chef de gare à Amiens. Mais comme il disait, une carrière ne s’arrête pas à 55 ans surtout quand on a une nombreuse famille à élever.

Il entreprend alors la culture maraîchère derrière chez lui pour ensuite, faisant du porte-à-porte, vendre ses légumes chez les particuliers et ce, jusqu’à l’âge de 80 ans.

Le 22 Septembre 2005, le malheur frappe cette belle famille avec la disparition de sa chère  épouse Jeannine, qui décède  à la suite d’une dure et  pénible maladie.

René, fait rare à notre époque, n’avait point d’ennemis :la loyauté de son caractère, la sûreté de ses relations lui avaient valu la sympathie générale.

C'est un homme courageux et honnête qui disparaît et cette assistance recueillie, nombreuse qui l’accompagne aujourd’hui à sa dernière demeure lui en rend bien témoignage

Aussi, mon Cher René, c’est avec un sentiment de profonde tristesse et de reconnaissance que tout le monde combattant et je dirai même, toute la population de Camon sont venus s’incliner devant ta dépouille mortelle.

Nous conserverons de toi, ta loyauté, ton courage, et ton sens développé de la camaraderie et de l’amitié,  un souvenir qui ne périra qu’avec nous : ton nom, mon Cher René peut être porté par toute ta famille, avec fierté et honneur, je souhaite que l’expression de notre douleur et de notre tristesse  soit un adoucissement au chagrin de tes enfants, petits- enfants, arrières petits –enfants et de toute la famille."

                                           Adieu  René.

 

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