QQ. NOTORIETES

 

 

René HOUDANT

Un Camonois "pur sucre"

grâce à Sophie Delarue, "la petite fille', cette belle page d'histoire locale.

 

Les années 30, au milieu, en haut, "Fernand" Houdant le père de René

en dessous, Alfrédine, sa femme.

                                                                             René et Jeanine Houdant

                               

                                                                        Maurice Angot, René Houdant, Jean Barbu

                                                    Michel Angot, (Brigitte) Jacky Houdant, Marcel Mordacque

 

 

Denis Darras, René Houdant, Albert Quéval,

Julien Lefort, Marceau Geoffroy, Arthur Tenre, (garde-champêtre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

                            Le pont en 1948, du chemin de halage, une vue sur le port à fumier de la rue

 

Le port à fumier 1948

L'école des filles 1960. Mme Yvart.

 

 

 

 

 

 

 

 par Michel PONTHIEU,

le 19 mars 2007,

ELOGE  FUNEBRE    de    M. René HOUDANT   

"C’est en ma qualité de Président de la section locale des Anciens Combattants de Camon et au nom de l’ensemble de l’Association, que je viens adresser un dernier adieu à notre camarade et ami que fut René HOUDANT.

René HOUDANT  est né le  20 Avril 1914  à Brie sur Forge près de Rambouillet, village où avaient évacué ses parents avant l’arrivée des Allemands sur le front de la Somme.

Originaire de Camon, il était le troisième enfant d’une honorable famille avec son frère Paul et sa sœur Suzanne.

 Après son service militaire en 1934,  il intègre la S.N.C.F. Il épouse Denise-Marguerite  Baudry, camonoise. De leur union naîtront deux enfants Yves et Jacky.

 La deuxième Grande  Guerre éclate et comme tous les jeunes Français de son âge, dès 1939,  il est mobilisé et part au front pour défendre la Patrie.

Comme la majorité de l’armée française, il est fait prisonnier. Puis, comme tout homme épris de liberté et de courage, il s’évade avec son cousin Fernand HOUDANT en compagnie du Sous-Lieutenant  Catonnet , originaire de Montdidier.

Après quelques jours de cavale, ils sont tous trois repris dans les Vosges, affectés au Stalag 3, puis dirigés vers un camp de prisonniers en Allemagne.

Chez l’ennemi, il travaille dans une ferme pour être finalement libéré,  puis  rapatrié vers la France  le 28 Mai 1945,  après plus de cinq années de camp.

De retour à Camon, il réintègre de suite son poste à la SNCF, épouse en deuxième noce,  Mlle Jeannine Feuilloy le 16 Juillet 1947.

De leur union naîtront huit enfants, trois filles Brigitte, Béatrice et Bénédicte et cinq garçons Bruno, Bertrand, Benoist, Bernard et Franck.

Au total, René a eu dix enfants, neuf sont encore en vie ( Béatrice décéda à l’âge de deux ans), vingt petits-enfants et douze arrière petits-enfants. Une bien belle  famille.

René aimait le monde associatif avec son père Fernand Président de la Fanfare de Camon. C'était un excellent musicien Alto,  son père jouait du  au piston, son frère Paul du trombone baryton.

René était aussi un excellent joueur de ballon au poing, Il était pour l’adversaire un redoutable milieu de corde. Je l’ai vu aussi jouer basse-volée avec ses bons vieux copains qu’étaient Robert Briaux, René Dourlens, Jacques Weinachter, René Carel, Roger Acloque et bien d’autres, tous aujourd’hui disparus.

René était aussi un supporter bienveillant et régulier de l’U.S.Camon football.

Membre de la Société de chasse de Camon, c’était là aussi un remarquable chasseur et un excellent tireur.

En 1969, René prend sa retraite de la S.N.C.F. après une brillante carrière puisqu’il termine comme sous-chef de gare à Amiens. Mais comme il disait, une carrière ne s’arrête pas à 55 ans surtout quand on a une nombreuse famille à élever.

Il entreprend alors la culture maraîchère derrière chez lui pour ensuite, faisant du porte-à-porte, vendre ses légumes chez les particuliers et ce, jusqu’à l’âge de 80 ans.

Le 22 Septembre 2005, le malheur frappe cette belle famille avec la disparition de sa chère  épouse Jeannine, qui décède  à la suite d’une dure et  pénible maladie.

René, fait rare à notre époque, n’avait point d’ennemis :la loyauté de son caractère, la sûreté de ses relations lui avaient valu la sympathie générale.

C'est un homme courageux et honnête qui disparaît et cette assistance recueillie, nombreuse qui l’accompagne aujourd’hui à sa dernière demeure lui en rend bien témoignage

Aussi, mon Cher René, c’est avec un sentiment de profonde tristesse et de reconnaissance que tout le monde combattant et je dirai même, toute la population de Camon sont venus s’incliner devant ta dépouille mortelle.

Nous conserverons de toi, ta loyauté, ton courage, et ton sens développé de la camaraderie et de l’amitié,  un souvenir qui ne périra qu’avec nous : ton nom, mon Cher René peut être porté par toute ta famille, avec fierté et honneur, je souhaite que l’expression de notre douleur et de notre tristesse  soit un adoucissement au chagrin de tes enfants, petits- enfants, arrières petits –enfants et de toute la famille."

                                           Adieu  René.

 

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