La deuxième Grande
Guerre éclate et comme tous les jeunes Français de son âge, dès 1939, il
est mobilisé et part au front pour défendre la Patrie.
Comme la majorité de
l’armée française, il est fait prisonnier. Puis, comme tout homme épris de
liberté et de courage, il s’évade avec son cousin Fernand HOUDANT en
compagnie du Sous-Lieutenant Catonnet , originaire de Montdidier.
Après quelques jours de
cavale, ils sont tous trois repris dans les Vosges, affectés au Stalag 3,
puis dirigés vers un camp de prisonniers en Allemagne.
Chez l’ennemi, il
travaille dans une ferme pour être finalement libéré, puis rapatrié vers
la France le 28 Mai 1945, après plus de cinq années de camp.
De retour à Camon, il
réintègre de suite son poste à la SNCF, épouse en deuxième noce, Mlle
Jeannine Feuilloy le 16 Juillet 1947.
De leur union naîtront
huit enfants, trois filles Brigitte, Béatrice et Bénédicte et cinq garçons
Bruno, Bertrand, Benoist, Bernard et Franck.
Au total, René a eu dix
enfants, neuf sont encore en vie ( Béatrice décéda à l’âge de deux ans),
vingt petits-enfants et douze arrière petits-enfants. Une bien belle
famille.
René aimait le monde
associatif avec son père Fernand Président de la Fanfare de Camon. C'était
un excellent musicien Alto, son père jouait du au piston, son frère Paul
du trombone baryton.
René était aussi un
excellent joueur de ballon au poing, Il était pour l’adversaire un
redoutable milieu de corde. Je l’ai vu aussi jouer basse-volée avec ses bons
vieux copains qu’étaient Robert Briaux, René Dourlens, Jacques Weinachter,
René Carel, Roger Acloque et bien d’autres, tous aujourd’hui disparus.
René était aussi un
supporter bienveillant et régulier de l’U.S.Camon football.
Membre de la Société de
chasse de Camon, c’était là aussi un remarquable chasseur et un excellent
tireur.
En 1969, René prend sa
retraite de la S.N.C.F. après une brillante carrière puisqu’il termine comme
sous-chef de gare à Amiens. Mais comme il disait, une carrière ne s’arrête
pas à 55 ans surtout quand on a une nombreuse famille à élever.
Il entreprend alors la
culture maraîchère derrière chez lui pour ensuite, faisant du porte-à-porte, vendre ses légumes
chez les particuliers et ce, jusqu’à l’âge de 80 ans.
Le 22
Septembre 2005, le malheur frappe cette belle famille avec la disparition de
sa chère épouse Jeannine, qui décède à la suite d’une dure et pénible
maladie.
René, fait rare à notre époque, n’avait
point d’ennemis :la loyauté de son caractère, la sûreté de ses relations lui
avaient valu la sympathie générale.
C'est un homme courageux et honnête qui
disparaît et cette assistance recueillie, nombreuse qui l’accompagne
aujourd’hui à sa dernière demeure lui en rend bien témoignage
Aussi, mon Cher René,
c’est avec un sentiment de profonde tristesse et de reconnaissance que tout
le monde combattant et je dirai même, toute la population de Camon sont
venus s’incliner devant ta dépouille mortelle.
Nous conserverons de
toi, ta loyauté, ton courage, et ton sens développé de la camaraderie et de
l’amitié, un souvenir qui ne périra qu’avec nous : ton nom, mon Cher René
peut être porté par toute ta famille, avec fierté et honneur, je souhaite
que l’expression de notre douleur et de notre tristesse soit un
adoucissement au chagrin de tes enfants, petits- enfants, arrières petits
–enfants et de toute la famille."
Adieu René.